Nas – Life Is Good
Il y a quelques jours, Nas, l’un des meilleurs rappeurs de sa génération, sortait Life Is Good, son dixième album solo. Cela méritait bien un regard un peu plus poussé sur cet opus.
From Life Is A Bitch to Life Is Good…
On doit l’avouer, l’attente de cet opus n’a pas mobilisée toutes les forces et l’énergie de la rédaction. A l’annonce de la sortie de Life Is Good, nous étions plus proches du sourire narquois que de l’enthousiasme profond. Et pour cause, cela fait au moins 10 ans que Nas nous déçoit. Là où la sortie d’un nouvel album devrait avoir le même impact que celle d’un album de Jay-Z, la moitié des albums de Nasir Jones sont quasiment tous sortis dans l’anonymat le plus complet depuis quelques années. La faute peut-être à un album, sans génie, par an. Une telle fréquence ne pouvant empêcher des navets tels que Untitled ou Distant Relatives. Malgré ces quelques égarements, cela ne nous empêche pas d’être de très grands fans du rappeur du Queens (immigré de Brooklyn) et ce depuis le premier jour. Avec des bijoux tels que Illmatic, son premier album sorti en 1994 ou plus récemment God’s Son (2002) en passant par It Was Written (1996), Nas aura, par des pépites inégalées, marqué le hip-hop.
Life Is Good, une véritable surprise !
La nouveauté avec Life Is Good c’est que Nas a réussi à faire ce qu’il ne faisait plus depuis des années : un album (mais a surtout arrêté de vivre à travers sa légende). Fini les refrains emplis de clichés à jongler entre héros et guerrier, les morceaux prêt-à-porter pour les radios. Non revoilà le Nas des grands albums, celui que l’on avait pas vu depuis God’s Son. Les titres Lo-Comotive, Accident Murderers en featuring avec Rick Ross, Daughters en réponse à Condom-Gate sur twitter, Word’s An Addiction, Summer On Smash, Back When, Stay ou encore Roses sont incontournables. Les productions et la qualité des lyrics sont incroyables. Sur Back When, Nas affiche la nostalgie de cette époque que l’on éprouve tous (même si nous n’étions pas encore nés) : « You love to hear the story how it all got started », « I remember seeing Shan chilling near his Audi Hollis Ave, run and them but I proudly put a poster up of Shan and Marley, that was art kid ».
Si Nas est le premier responsable de la réussite de cet album, il n’en serait certainement pas ainsi sans la collaboration du génial producteur No I.D qui avait annoncé avec cet album vouloir faire une bande son qui permettrait à Nas d’être Nas. Ajouter à cela les participations de Swizz Beatz, Heavy D (qui a pondu The Don juste avant de s’en aller), l’excellent Salaam Remi et vous avez Life Is Good, une véritable bombe. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Nas n’est pas de retour, il est juste toujours là.









né à brooklyn mais plutôt du queens Nas, sinon bête de skeud, ça méritait un papier les gars. bine ouèj ;)
Article superbe, aveuglant de lucidité et de connaissances
@Bidy : tu as complètement raison
@jean Bob : merci mec ! ;)
Qui m’explique en quoi Distant Relatives est un navet ?