Leçon de style avec Serge Gainsbourg
4 mois sans leçon de style, il fallait frapper fort ! The Yers revient avec une petite rétro black & white du seul bobo-chic (malgré lui) qu’on puisse encadrer : Serge Gainsbourg !
Peintre, chanteur, auteur, compositeur, interprète, pianiste, acteur, scénariste, peu d’artistes français peuvent se targuer d’avoir un CV aussi complet que celui de Serge Gainsbourg (exception faite de Bernard Menez pour « Le chêne d’Allouville » et « Jolie poupée », chapeau nanard !). Élevé au sein d’une famille de musiciens, Serge s’essayera d’abord à la peinture avant de se tourner vers la musique. Jusqu’à trente ans, Gainsbourg vit de petits boulots. Au fil des rencontres qu’il fera dans le monde de la nuit, certains lui donneront sa chance et Serge grimpera les échelons jusqu’à devenir le chanteur a succès, engagé puis incompris que nous avons connu. La version reggae de la Marseillaise fait encore parler d’elle, le billet de 500Frcs brulé en direct à la télévision pour dénoncer le racket fiscal qu’il subissait et ses apparitions alcoolisées l’ont envoyé définitivement dans la catégorie des artistes ayant marqué leur époque et qui laisseront une trace à travers le temps. Parfois calculateur et cherchant à vendre une certaine image de lui, lisse ou pas d’ailleurs, Gainsbourg fait son propre marketing, parle avec son coeur et ses frasques traduisent une souffrance profonde. Loin d’afficher un physique d’esthète, Gainsbourg est en quelque sorte la version bêta de Gérard Darmon (gégé on t’aime), il souffrira de ce physique qu’il n’accepte pas tout au long de sa vie.
Son talent pour la musique n’aura eu d’égal que sa passion pour les femmes et son goût prononcé pour les Gitanes. Gainsbourg trouvera l’amour dans les bras de Brigitte Bardot, Jane Birkin et Bambou, pour ne pas citer les anonymes. Rien que pour ça, chapeau l’artiste !
Leçon numéro 1 : Vouez un véritable culte aux (belles) femmes, changez-en régulièrement et soyez toujours plus amoureux et passionné !
Leçon numéro 2 : Mal rasé, mal coiffé, l’air fatigué et un appareil photo dans la main, voilà Gainsbarre, Gainsbourg dans sa version torturée et incomprise ! L’ongle de l’index jaunit par la cigarette, Serge s’affiche dans une chemise en jean qui semble parfaitement cintrée, la recette est restée la même !
Leçon numéro 3 : Regard de chien battu, Gitane à la main, chemise blanche déboutonnée et hygiène négligée face à ce qui lui fit grimper les échelons, un piano. Serge lancera le style dandy négligé.
Leçon numéro 4 : Peu à l’aise avec un corps qu’il dit ne pas accepter, Gainsbourg s’affichera pourtant souvent nu et maniera l’image qu’il veut donner de lui à la perfection. Blue jean plus-délavé-tu-meurs et une paire de Repetto, de Gainsbourg à Gainsbarre, Serge se montrera cool puis négligé mais toujours chic !
Leçon numéro 5 : Fumer au lit est obligatoire, avant, pendant, après, faite comme bon vous semble ! Pour ce qui est de la pilosité, les années 80 sont so far away, on oublie l’écureuil dans le caleçon !
Leçon numéro 6 : Sentimental, Gainsbourg est heureux dans les bras de son Anglaise, Jane Birkin.
Leçon numéro 7 : Fumer donne une voix sensuelle ? Gainsbourg l’a compris et ne se refuse pas une petite Gitane lors de l’enregistrement de « je vous aime ». Pionnier dans son genre, Serge porte la veste militaire qui a envahi vos dressing il y a 5 6 ans !























Vivement la leçon de style avec Gandhi
Très bel article!
moi je pense quil etait proteger pour tout ses derapages ont l a couvert a mon avis de plus lavilliers et le premier avoir introduit le reggae bien avant serge rip