Back to 90′s : Le Prince de Bel-Air

Posted 21 décembre 2011 by Boris Manier in Séries

Très chers Yers, je vais inaugurer une nouvelle rubrique en vous replongeant dans les séries qui ont marqué votre enfance et votre adolescence.

Est-ce que vous vous souvenez quand nous étions de jeunes Yers en herbe ? On était Insouciant, naïf et… assez mal fringué. Je vous rappelle, mes petits potes, que la mode dans les années 90, c’était les Levi’s 501, les joggings Lacoste voire les bagguies (cette fringue est tellement ringarde que j’ai mis plus de 5 minutes à me souvenir comment ca s’écrivait), les sweats Champions USA et, si tétais riche, des requins aux pieds.
Et en plus d’être fringués comme des nazes, on regardait des programmes sacrément pétés à la téloche (Téloche = mot désuet qui sent bon les 90’s). On nous proposait quand même Beverly Hills ou Melrose Place. Et je ne vous parle pas des « séries françaises » (je mets volontairement des guillemets à séries françaises). Petit rappel : Hélène et les garçons, Le miel et les abeilles et le summum, Pour être libre, la série des 2be3 ! Quel beau programme qui donne envie. Je trouve d’ailleurs qu’on s’en est pas trop mal tiré, vu les handicaps avec lesquels on partait.

Le Prince de Bel-Air, une série culte

Mais attention, il y avait quelques séries extraordinaires qui ont bercé notre enfance et qui resteront à jamais gravées dans notre patrimoine. Parmi celles-là, j’ai envie de vous parler du Prince de Bel-Air, la série qui a révélé Will Smith.

Ado des quartiers pauvres de Philadelphie, le jeune Will Smith est envoyé, suite à une bagarre qui a mal tournée, chez son oncle et sa tante Banks dans le quartier huppé de Bel-Air. La cohabitation entre Will Smith et la famille Banks va s’avérer très compliquée. Casquette vissée sur la tête, survêt’ ultra flashy et doté d’un langage de la rue rythmé par des yo et de nombreuses familiarités, Will Smith va découvrir le luxe et les codes des familles riches. Rien à voir avec le style de vie de sa banlieue pauvre. La famille Banks tient à lui apporter une éducation digne de ce nom. Une périlleuse mission car Will Smith va se montrer très réfractaire à ce mode de vie.

La grande force de cette série, crée aux States en 1990 et qui a débarqué dans nos contrées en 1992, est d’avoir su créer des personnages attachants et comiques. Outre Will Smith, tous les protagonistes tenaient un rôle prépondérant.
Parmi eux, le plus important et le plus irritant : Carlton. Ses pantalons à pinces, ses chemises à carreaux, son petit polo et son short pour jouer au tennis, (bref, un look de tête de turc) et ses goûts qui sentent la poussière ne font pas de lui le garçon le plus populaire. Le binôme qu’il forme avec Will s’avérait être un véritable choc des cultures.
Le maitre d’hôtel, le mythique Jeffrey, a vu en l’arrivée de Will Smith, l’occasion de détendre un peu d’ambiance au sein de cette famille trop rigide à son goût. Au fil des épisodes, ce dernier va se lâcher et tenir des propos surprenants à ses patrons.
L’oncle Philip Banks, autoritaire, enveloppé, et froid, essaye tant bien que mal, d’éduquer son neveu. L’humour et l’insolence de Will Smith vont vite le faire déchanter.

Des carrières très contrastées

Si Will Smith a connu la carrière que nous connaissons tous, qu’en est-il de ses acolytes ?
Alfonso Ribeiro, qui incarnait Carlton Banks a disparu des écrans français mais reste encore très présent dans l’univers de la télé américaine. Il a d’abord enchaîné les piges dans les séries, en jouant dans In the House et réalisant quelques épisodes d’All of Us. Mais il fait son grand retour sur les devants de la scène en reformant un duo avec Will Smith dans le clip Wild Wild West. Depuis nos voisins américains l’aperçoivent régulièrement sur leurs écrans comme lors de sa participation à Dancing with the Stars.
Tatyana Ali, Ashley Banks, la jeune cousine de Will, a changé de voie et s’est lancée, sans succès, dans la chanson, en 1998. Son album Kiss the Sky et son tube « Boy you knock me out«  n’ont pas laissé un souvenir impérissable dans les mémoires des mélomanes.
James Avery, l’interprète de Philip Banks, n’a pas vu sa carrière prendre le virage escompté. Il a longtemps arpenté les plateaux de télévision à la recherche de petits rôles et, fataliste, s’est reconverti dans l’animation d’émissions et de documentaires.
Joseph Marcell, le terrible majordome Jeffrey, a repris sa carrière théâtrale là où il l’avait laissé avant le Prince de Bel Air.
Jeffrey A. Townes, qui jouait Jazz, le meilleur ami de Will, s’est replongé dans la musique avec succès et a enchainé les cartons sur la scène hip-hop.
Pour les autres comédiens, rien de transcendant.

Mais attention, les Yers, il se murmure dans les couloirs d’Hollywood, qu’un nouveau projet de télé serait en pourparlers pour réunir tous les acteurs de la série.

Un générique mémorable

La BO, très orientée hip-hop, a aussi eu un rôle prépondérant dans le succès planétaire de la série. Le générique, assuré par Will Smith (son premier succès sur la scène musicale) est devenu culte et repasse, j’en suis sûr, dans certaines de vos soirées arrosées.  Comme la plupart d’entre nous n’aligne pas trois mots en anglais, on tente tous de rapper à la Will Smith et ça donne un truc du genre :

« This is the story of the …
My …. …. …. … down
And I’ll…..There
…. THE PRINCE OF BEL-AIR » (Là c’est le moment où on hurle les seules paroles qu’on connaisse)

Allez, on se le regarde une nouvelle fois et je vous file les vraies paroles, histoire que vous soyez le patron à la prochaine soirée :

Now this is a story all about how
My life got flipped turned upside down
I’d like to take a minute just sit right there
I’ll tell you how I became the Prince of a town called Bel-Air
In west Philadelphia born and raised
On the playground is where I spent most of my days
Chillin’ out maxin’ relaxin’ all cool
And all shootin’ some b-ball outside of the school
When a couple of guys who were up to no good
Started makin’ trouble in my neighborhood
I got in one little fight and my mom got scared
And said you’re movin’ with your aunt and your uncle in Bel-Air

I begged and pleaded with her day after day
But she packed my suitcase and sent me on my way
She gave me a kiss and then she gave me my ticket
Put my walkman on and said I might as well kick it
First class yo this is bad
Drinkin’ orange juice out of a champagne glass
Is this what the people of Bel-Air live like
Hmmm this might be all right

But wait I hear they’re prissy, bourgeois and all that
Is this the type of place that they should send this cool cat
I don’t think so I’ll see when I get there
I hope they’re prepared for the Prince of Bel-Air

The plane landed and when I came out
There was a dude looked like a cop standin’ there with my name out
I ain’t tryin’ to get arrested yet I just got here
I sprang with the quickness like lightening disappeared
I whistled for a cab and when it came near
The license plate said fresh and it had dice in the mirror
If anything I could say that this cab was rare
But I thought nah, forget it your home to Bel-Air

I pulled up to a house about 7 or 8
And I yelled to the cabbie yo home smell ya later
Looked at my kingdom I was finally there
To sit on my throne as the Prince of Bel-Air

Generique Prince de Bel Air (version longue)Google+


As-tu le sens du partage?

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