Kaboul Kitchen – Canal revient enfin vers la série décalée

Après la déception de la saison 2 de Braquo et la blague Camelot (série qui revient sur la naissance de la légende arthurienne et dans laquelle tous les acteurs s’évertuent à jouer comme des tabourets), la rédac’ de the Yers attendait avec impatience le prochain projet estampillé Canal+. Et nous avons eu raison de patienter. La nouvelle créa Canal+ vient de débarquer lundi dernier et c’est une véritable surprise ! Voici Kaboul Kitchen.

Un ton décalé autour de la religion, du business et de l’alcool

Emmenée par un excellent Gilbert Melki, connu pour son rôle de Patrick dans la saga la Vérité si je mens, la série Kaboul Kitchen raconte l’histoire de Jacky, un français qui a ouvert un bar dans lequel on y boit de l’alcool, fume des clopes et reluque des femmes en maillot de bain dans la piscine. Rien de bien choquant, me direz-vous, sauf que ce bar, ouvert pour les expats, est situé au cœur de la capitale afghane.

Les clients ne viennent pas dans ce rade pour la nourriture, infecte, mais pour l’ambiance et la chaleur. L’alcool qui coule à flot, une terrasse avec piscine, remplie de femmes en maillot de bain, il n’en fallait pas plus à Jacky pour s’attirer de nombreux ennuis. Embauchant de la main d’œuvre locale, il doit tout de même parvenir à s’approvisionner en alcool dans un pays où ce type de boissons est prohibé, devant se tourner vers des trafiquants afghans ou… l’ambassade américaine. Il doit combiner avec un voisinage local ulcéré par la fréquentation et les dérives du bar. Il doit assumer un rapprochement douteux de la part de Amanullah, chef de guerre local rangé et narcotrafiquant actif, qui brigue un mandat de député dans un quartier très pauvre de la capitale, incarné par Simon Abkarian (Pigalle la nuit, une autre créa Canal). Et comble du comble, Sophie, sa fille de 27 ans, qu’il n’a pas vue depuis sa naissance, débarque à Kaboul pour prêter main forte à une ONG. C’est le choc de la morale entre lui et sa fille. Elle est venue pour « sauver le monde », lui pour s’enrichir.

Des personnages attachants

Gilbert Melki, qu’on ne présente plus, crève l’écran, dans ce personnage attachant et drôle, qu’on sent amoureux du pays et respectueux de la population locale mais qui n’a qu’un seul but, servir de l’alcool et remplir son bar.
Sophie, la fille de Jacky, interprétée par Stéphanie Pasterkamp, est une idéaliste et ne supporte pas que son père soit à la tête d’un tel endroit de débauche, au cœur d’un des pays les plus dangeureux du monde. Mais elle va vite comprendre que le bar est, pour beaucoup de gens, un lieu qui permet de s’évader et d’oublier, le temps d’une soirée, la violence quotidienne.
Simon Abkarian est extraordinaire dans son rôle « d’ancien chef de guérilla » à la gâchette encore un peu trop facile, candidat aux législatives et qui se prend d’affection pour Jacky et son… établissement.
Et il ne faut pas oublier Fayçal Azizi parfait en jeune serveur gaffeur dont la devise donne envie d’en faire sienne : « Ça craint du cul, patron ! »

Tirée d’une histoire vraie

Cette nouvelle série, qui compte actuellement 12 épisodes, est basée sur la véritable histoire de Marc Victor, ancien reporter et bénévole d’ONG, qui a ouvert un sublime bar branché au cœur de Kaboul, ville dont il est éperdument tombé amoureux. On comprend mieux alors la crédibilité des personnages et du scénario.

Voici le trailer pour voir ce que ça donne

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Kaboul Kitchen - Canal revient enfin vers la série décalée, 5.0 out of 5 based on 3 ratings

2 réponses to “Kaboul Kitchen – Canal revient enfin vers la série décalée”

  1. metro'yers
    15 février 2012 at 23:51 #

    ça a l’air frais !

Trackbacks/Pingbacks

  1. Mafiosa - Saison 4: Ca se corse à Paname | The yers - 9 mars 2012

    [...] petits Yers, alors que Kaboul Kitchen vient de s’achever après des cartons d’audience, c’est une autre créa Canal qui prend le [...]

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